Marzo 3, 2024

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Pourquoi la mort du petit Rayan au Maroc suscite-elle une emozione planétaire ?

La semaine dernière, le monde entier a retenu son souffle pendant six jours en suivant le sauvetage d’un petit garçon tombé dans un puits al Marocco. Rayan, 5 anni, avait fait une chute de 32 mètres dans ce trou trop étroit pour que l’on puisse venir le chercher. Alor que
les secouristes se lançaient dans une course contre la montre pour creuser une tranchée et atteindre la petite victime, l’émoi provoqué par cet accident grandissait et traversait les frontières marocaines. Le monde entier a fini par avoir les yeux rivés sur le village d’Ighrane (nord du Maroc), l’émotion atteignant son sommet dimanche lorsque les secouristes ont extrait le corps de Rayan, mais
trottola. Décryptage d’une émotion devenue mondiale.

Pourquoi le «sauvetage de Rayan» at-il ému au-delà des frontières marocaines ?

La diffusione dell’informazione s’est faite de façon assez classique: par les médias locaux d’abord, dont les article ont été repris et par la popolazione qui s’est rendue sur place. « L’accident a fortement été relayé via les réseaux socionumériques qui constituent une nouvelle manière de s’informer très influente », constate Stephanie Lukasik, enseignante-chercheuse en Scienze dell’informazione e della comunicazione presso l’università di Lorena. Avec leurs photos, leurs vidéos et les hashtags, les spectateurs directs « ont amené sur place les spectateurs plus lointains », preciso
L’enseignante et sociologue des médias, Marie Lherault. Mais cette seule explication ne suffit pas. La différence est que cet accident a été suivi en direct sur plusieurs jours. « Cela a à la fois laissé le temps à l’information de s’étendre et créé un phénomène de feuilleton, tout en alimentant l’espoir d’une fin heureuse », curriculum Marie Lherault, égallement autrice de La televisione per le nullità.

Lorsque le drame est personnifié, la règle du mort kilométrique s’effondre

Oppure, l’événement n’était pas arrêté dans le temps, mais dans l’action. « Et le mot émotion vient du latin emollirequi veut dire se mettre en mouvement », explique
Robert Zuili, psicologo clinico, specialista delle emozioni. Le déroulé du « sauvetage de Rayan » était d’autant plus prenant qu’il a été alimenté par l’avancée progressive des secouristes, les images de la fosse creusée, de la population arrivée sur place, ecc. Avec comme climax : l’incertitude de retrouver le petit garçon sain et sauf. « En plus d’être dans le mouvement, le public était dans ce suspense qui participe à l’angoisse. Tous les ingrédients étaient réunis pour susciter une très vive emozione », complète le psychologue.

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Pourquoi le «sauvetage de Rayan» at-il été si médiatisé ?

Avec l’actualité, nous sommes pourtant confrontés à des immeubles qui s’effondrent avec des familles à l’intérieur en Chine o à des morts dans un tremblement de terre au Chili. Ces drames n’ont pourtant pas en nous la même résonance que le sort Rayan, 5 ans, coincé dans un puits au Maroc. «Lorsque le drame est personnifié, la règle du mort kilométrique s’effondre», analizza Marie Lherault. Pour rappel, cette loi malheureuse veut que les médias accordent plus ou moins d’importance selon la distanza qui sépare les lecteurs des victimes d’un drame. Un accident en France sera plus traité qu’un accident de gravité simile en Nouvelle-Zélande. Et ici, la victime était un enfant de 5 ans ce qui “génère toujours une émotion plus forte que lorsqu’il s’agit d’un adulte”, poursuit la sociologue des médias. Le drame de Rayan a été personnifié: de la petite bouille du garçonnet souriant, et par contraste, les videos dans le fond du puits sur lesquelles l’on pouvait le voir en sang et respirant à peine.

Pour l’experte, le drame peut être comparé à celui de la petite colombienne Omayra Sanchez. Son nom ne vous dit peut-être pas grand-chose, mais la photo de la jeune fille coincée dans une coulée de boue, les yeux noirs fixant l’objectif du photographe de Partita di Parigi, pet-être plus. En 1985, l’adolescente de 13 ans n’ayant pu être secourue était morte en direct et devant la presse à la suite d’une agonie qui aura duré plusieurs heures. Sa photo reste une des plus célèbres du fotogiornalismo. Rayan, n’est pas le symbole d’une catastrophe ou d’un conflit, mais il « fait ressurgir une crainte », analizza Marie Lherault : celle de l’enfant qui chute et qu’on ne parvient pas à, récupér fois proche et inattendibile.

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Alors pourquoi ce drame at-il autant fédéré ?

« Il n’y a rien qui génère plus de solidarité que de penser à quelqu’un qui vit un drame avec son enfant. C’est ce qui rassemble le plus, car c’est le pire des maux et que personne ne veut vivre ça, répond Robert Zuili. Puis, il ya ceux qui sont dans la peur que ça puisse leur arriver, ceux qui sont dans la colère de savoir comment un tel incident a pu se produire. Ceux qui sont dans la peine, car cela leur rappelle la perte d’un proche et, enfin, il ya ces personnes qui s’accrochent à la joie, à l’espoir que tout finisse bien. »

Le drame de Rayan illustre aussi notre besoin de nous retrouver autour d’un événement. « Le cerimonie mediche federali, che sono state fatte per un gioco di sport o per spettacoli teatrali. On retrouve une form de communion», assicura Marie Lherault. Selon Stéphanie Lukasik, cet accident a surtout “touché” et “montré avant tout que les gens ont un besoin d’humanité au-delà des frontières et des différences”.