Luglio 6, 2022

Laredazione.eu

Trova tutti gli ultimi articoli e guarda programmi TV, servizi e podcast relativi all'Italia

Les émotions avant les faits, lorsque vient le moment de sanzioniner des criminels

La colère est partout. Elle est fréquemment observée dans l’espace public, des discours politiques aux chroniques d’humeur dans les médias. C’est aussi une emozione qui est prezzo en compte dans l’interpretazione dell’opinione pubblica, particulièrement à la suite de sondages menés par les décideurs sur la criminalité.

La Pre Carolyn Côté-Lussier de l’INRS et ses collègues ont voulu comprendre the rôle joué par la colère intuitive, une réponse émotionnelle negative rapide, au moment de sanzioniner des criminels.

I risultati dei lavori di montaggio per la prima volta quand et comment l’émotion emerge lors de la price de décision concern l’incarcération ou non d’un criminel.

Les préférences punitives sont basi sur des intuitions qui sont des reazioni assez automatiques sans sforzo, et qui ne sont pas forcement liées à un contexteexplique Carolyn Côté-Lussier, professata di studi urbani presso l’INRS e professata presso il dipartimento di criminologia dell’Università di Ottawa.

L’emozione in microvolt

L’équipe du Pre Côté-Lussier a eu reours à l’électromyographie faciale (fEMG) pour mesurer les responses émotionnelles de 87 partecipanti qui devaient décider, en se fondant sur les d’une cinces cinquantaine de dam criminés de criminels être con à une peine de prigione ou non. Les crimes n’étaient pas graves, c’étaient des crimes contre les biens ou des agressions mineures, rien de très sérieuxexplique la professeure.

La decisione devait être price le plus rapidement possibile en fonction de leur reazione istintiva.

Qu’est-ce que l’électromyographie faciale?

  • C’est une technique qui mesure en microvolts, à l’aide d’éelectrodes, l’activation des muscle responsables du froncement des sourcils.
  • Elle détecte et amplifie les impulsions électriques générées par les fibre musculaires lorsqu’elles se contractent.
  • Elle permet de distinguer et de suivre les réactions émotionnelles positives et negatives à uno stimulus (come une image, une vidéo ou de la musique) au moment où elles se produisent.
  • Elle ne dépend pas de la parole et ne necessita pas d’effort cognitif ni de mémoire.

Grâce à l’fEMG, on a mesuré des microexpressions qui se produisent à un niveau très subtil, parfois invisibles à l’œil nu, mais qu’on est capace de détecter. Ce ne sont pas des mouvements grossiersafferma la Pre Côté-Lussier.

Le froncement des sourcils est habituellement associé à la colère, mais il peut aussi être lié à d’autres émotions negatives, comme le dégoût ou le malaise.

I risultati

En moyenne, les partecipanti ont pris 1,3 seconde pour rendre une decision punitive, mais la colère s’est manifestée beaucoup plus rapidement.

« En une demi-seconde, l’émotion de la colère a émergé. On voit que cette émotion-là suit vraiment les stéréotypes qu’on a face aux individus criminalis. »

Una citazione de Carolyn Côté-Lussier, chercheuse à l’INRS

Fait intéressant, les chercheurs n’ont pas constaté d’association entre la response de colère et l’imposition d’une peine plus sévère.

Selon la Pre Côté-Lussier, la rapidità della reazione emotiva montre clairement qu’elle est automaticique. La chercheuse estime que la colère est ressentie avant même qu’un individu puisse se faire une opinion sur le crime commis ou sur une réalité sociale associée, par exemple le taux de criminalité.

En outre, la reazione del colère dei partecipanti a été plus importante devant la photo d’un individu corrispondente à l’image qu’on se fait d’unstereotipo del criminec’est-à-dire une personne perçue comme moins chaleureuse, insensibile, moins éduquée et ayant un statut social inférieur.

L’emozione avant tout

Nous ne pouvons pas nous débarraser de nos émotions, elles sont omniprésentessoutient la Pre Côté-Lussier.

Les décideurs devraient garder cela en tête, particulièrement lorsqu’ils réalisent des sondages d’opinion. C’est important de sonder le public et de l’écouter, mais c’est erroné de dire que les préférences politiques s’ajustent en fonction d’un contexteafferma Carolyn Côté-Lussier.

« Lorsque les gens disent qu’on devrait punir plus sévèrement le crime, ils se fient à desreactions émotionnelles intuitives et non à des faits concrets sur la criminalité. »

Una citazione de La Pre Carolyn Côté-Lussier

La chercheuse veut maintenant approfondir ses travaux sur le lien entre la colère intuitive et les attitudes plus larges à l’égard de la politique de justice pénale.

La Pre Côté-Lussier cita l’exemple du taux de criminalité au Canada qui est généralement en baisse depuis les années 1990. Toutefois, en règle générale, cela ne se reflète pas dans l’opinion publique. C’est important de garder cela en tête, parce que c’est très coûteux socialement et économiquement d’avoir des peines sévèresestime la chercheuse non le détail des travaux est publié dans la revue Psicologia, crimine e dirittoe (Nouvelle fenêtre)e (in inglese).